SEO, UX et SXO : rien de neuf, docteur ?

Il est clair pour tout le monde aujourd’hui que le référencement naturel consiste à faire en sorte qu’une page d’un site web soit positionnée le plus haut possible dans les résultats de Google. Bien ! Certes il y a d’autres manières de faire venir des internautes sur un site que le référencement naturel, mais ici, concentrons-nous sur les SERP et sur Google. C’est en effet pour parvenir à déjouer certains des principes fondamentaux de celui-ci – ou tout du moins pour réussir à satisfaire les algorithmes qui déterminent quel site mérite plus qu’un autre d’accéder à la fameuse première position – que l’on a inventé le SEO. Les tests permanents comme le reverse engineering ont permis de saisir les critères importants et donc de déterminer les marches à suivre. Pourtant il semble parfois que l’on redécouvre certains points importants, comme c’est le cas ces temps-ci avec l’expérience utilisateur, comme si on les avait – par action ou par omission – mis de côté un temps pour mieux les remettre en exergue ensuite.

Retour sur Google et sa raison d’être

Comme dit plus haut, le SEO consiste à positionner un site de manière à ce qu’il soit visible par les internautes. L’idée qui sous-tend celle-ci c’est qu’un internaute, après avoir saisi une requête dans le moteur de recherche, est enclin à cliquer sur le premier lien qu’il voit en réponse à celle-ci. Donc logiquement la position numéro 1 est génératrice de trafic et donc, conséquemment, de chiffre d’affaire (pour ce qui concerne un site marchand ou un MFA – made for Adsense ou made for Amazon et consorts). Bien.

Or si le site en question n’est pas intéressant pour lui, ou bien qu’il s’y perd, ou encore qu’il n’y trouve pas son compte, l’internaute retourne dans les résultats de Google pour cliquer sur un autre lien. Pour éviter cela, et améliorer l’expérience utilisateur de cet internaute, Google a mis au point des filtres. Il s’agit :

  • d’éviter à l’internaute de perdre son temps
  • de lui permettre de trouver satisfaction suite à sa requête
  • de positionner Google comme un outil performant
  • de faire en sorte que l’internaute apprécie les services de Google (et donc revienne une prochaine fois, non sans avoir fait une publicité positive à propos de Google).

On comprend donc facilement qu’il ne s’agit pas, pour les équipes du géant de Moutain View, de nuire à qui que ce soit, mais bien de rendre la vie des utilisateurs meilleure.

L’expérience utilisateur au cœur des critères de viabilité

Il serait trop long de revenir aux origines et de décrire les modifications qu’a subies l’algorithme de classement de Google au fil des années. Cela dit, l’un des critères qui sont les importants depuis cette origine est bel et bien la satisfaction des utilisateurs. Google a donc sanctionné (et mis au ban) :

  • les sites qui n’étaient ostensiblement là que pour générer de l’argent via la publicité ou l’affiliation
  • les sites ne contentant que du charabia
  • les sites lents à afficher – sur ordinateur et désormais sur mobile
  • les sites pauvres en informations – par rapport à la requête saisie
  • les sites sur lesquels les internautes ne pouvaient pas s’y retrouver, les forçant à revenir en arrière dans les SERP.

En filigrane, on comprend donc que les sites, marchands ou autres, qui ne permettaient pas à l’internaute de réaliser ce pour quoi il était venu ont été sanctionnés ou bien déclassés. Pour aller plus loin, les sites sur lesquels l’expérience était mauvaise ne méritaient a priori pas d’être bien positionnés dans les résultats.

Le SXO n’est donc pas nouveau ?

Disons-le donc clairement : l‘UX n’est pas un élément nouveau pour le SEO ! C’est l’une des bases même des critères qu’un site doit respecter pour que son administrateur puisse espérer un bon positionnement dans les SERP, et donc un accroissement de son chiffre d’affaire, le cas échéant. C’est le cas depuis le départ ! Alors que l’on ait choisi cela, comme on choisit parfois la fameuse sémantique, pour dire que l’on a compris ce qui se doit d’être fait pour prétendre aux sommets, c’est une chose ; mais il ne faut pas non plus donner l’impression que l’on vient de le découvrir.

Le SXO n’est qu’une partie du SEO, comme c’était déjà le cas hier et comme ce sera toujours le cas demain. Mais l’UX n’est pas plus primordiale que le netlinking (qualifié s’entend), le contenu (de qualité, s’entend aussi) ou la technique (impeccable). Le SEO est un tout, et il n’exclut pas le SXO, de même que ce dernier dernier n’est pas la technique absolue pour ranker.